Archive for août, 2008

Une insomnie ?

0Parham SHAHRJERDI31st août 2008Non classé

With insomnia, nothing’s real. Everything is far away. Everything is a copy, of a copy, of a copy… When you have insomnia, you’re never really asleep and you’re never really awake.

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Catastrophe naturelle

0Parham SHAHRJERDI17th août 2008Non classé

La catastrophe, elle demande une préparation, une élaboration, ainsi elle s’accomplit, et puis, elle survient naturellement.

On la repousse, on la néglige, on l’oublie même.  Mais la catastrophe n’est jamais soudaine, elle est lente, trop lente parfois. C’est sa lenteur qui l’agrandit.

Avec tes mains, tu prépares l’intenable.

Comment l’accueillir ? Est-ce qu’on s’ouvre à la catastrophe? Qui ne s’ouvre pas, se déchire. Et qui s’ouvre ?

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Richard Avedon

0Parham SHAHRJERDI11th août 2008Non classé

Samuel Beckett by Richard Avedon, Paris, April 13, 1979

Pourquoi aller voir l’exposition de Richard Avedon au Jeu de Paume ?
Ce portrait de Samuel Beckett est une bonne raison pour y aller.
Raison(s) de plus : apprécier le portrait avec un fond blanc. Redécouvrir ce que Jean-Luc Nancy appelle le regard du portrait
Ainsi, on découvre des photos de mode des années 40 et 50 (Dior, Chanel, …), des personnalités politiques (candidats à l’élection présidentielle américaine en 1976), des littéraires (Ezra Pound, Jean Genet, Marguerite Duras, Allen Ginsberg, …), des travailleurs (ouvrier, mineur, chauffeur, caissière,…), des musiciens, des peintres, et des inconnus, et des anonymes.
Et on apprécie la maîtrise du sujet, et  maitrise de la lumière, toute une mise en scène, l’instantanéité d’une action. Et puis, la photo est en noire et blanc ou elle n’est pas. N’est-ce pas Barthes qui le disait à peu près ?

Exposition présentée du 1er juillet au 28 septembre 2008

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L’âge numérique

0Parham SHAHRJERDI9th août 2008Non classé

L’âge numérique, le moment où tout devient possible, tout doit être possible.
Pourtant, la vulgarisation des outils numériques est une menace sans précédente pour l’histoire de l’Art.
Le numérique est partout. Pour dire rapidement, deux choses nous préoccupent le plus : la photo numérique, le livre numérique.
Nous avons transformé le téléphone en appareil photo, nous avons anéanti le Livre.
L’âge numérique nous a facilité la tâche. Des milliards et des milliards de photos prises « automatiquement », sans connaître la « photo », sans connaître la lumière, sans connaître la vitesse, sans connaître la sensibilité, sans connaître l’ouverture.  L’âge numérique a effacé le photographe.
Puis, le Livre. Non. Le livre numérique. Rien de plus facile de publier, publier, publier, publier encore. Aucune maison d’édition ne publiera ces textes « numériques ». Pourquoi ? Parce qu’ils ne répondent pas aux besoins du marché, mais aussi, parce que ces sont des textes nés numériquement, n’ayant pas leur place dans un objet ou un corps nommé Livre. Ce sont des caractères du rien, condamné à rester sur un rien numérique.
L’âge des facilités, l’âge d’auto satisfaction : Regardez mes photos numériques, lisez mon livre numérique.
L’âge numérique : le moment crucial, là où la maîtrise n’a plus aucun sens. Nous ne maîtrisons rien, le numérique nous a maîtrisé.
S’en finir avec cette hypocrisie  de « démocratisation ».  L’âge numérique cache l’incapacité des individus de faire ceci, de faire cela. Nous pouvons tout faire, mais en réalité, nous ne faisons rien du tout. Plus de photo, plus de livre, parce que nous ne connaissons ni l’image ni l’écriture. Nous avons adopté le numérique sans savoir écrire.

Aimer un numérique non-automatique.

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L’opprobre

0Parham SHAHRJERDI8th août 2008Non classé, , ,

Dans un livre récent intitulé L’opprobre, Richard Millet mêle l’écriture fragmentaire et une certaine vision (célinienne?) sur la France d’aujourd’hui. La Presse crie au scandale et prend le lecteur comme témoin : regardez comment vous êtes insultés ! Juger le texte de Millet ne nous intéresse pas. En revanche, il faudrait souligner cette écriture fragmentaire, y voir l’ombre d’un certain Maurice Blanchot et rappeler un autre livre de Millet, Place des pensées. Cette comparaison pourrait heurter, mais il faudrait lire L’écriture du désastre et puis, en même temps,  L’opprobre. Une ressemblance dans la forme, une fascination, une métamorphose, une transformation, un pastiche ? La question mérite d’être posée.

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